Les grandes plateformes d’internet sont massivement financées par la publicité et structurées par l’extraction de données. En réponse à cette asymétrie informationnelle, DISNOVATION.ORG s’empare des outils d’analyse de données pour produire une série de profils psychologiques, culturels et politiques des entreprises les plus extractivistes du numérique : GAFAM, NATU, BATX…
L’algorithme du projet exploite des techniques de big data analysis appliquées à des ensembles publics comme Wikipédia afin d’inférer des corrélations cachées entre entreprises, pratiques sociales, techniques de propagande, biais et formes de pouvoir. Les résultats sont diffusés comme notifications partageables, retournant contre les géants du numérique leurs propres logiques de profilage et de ciblage.
From Surveillance Capitalism to Glitch Capitalism
Micro-publication autour de l’œuvre, disponible en PDF et en impression à la demande.
Essai d’Alessandro Ludovico | Déclaration d’artiste par DISNOVATION.ORG | Entretien par Inga Seidler
Commande : EMAP/EMARE & M-Cult
Du capitalisme de surveillance au capitalisme du glitch
Le projet s’inscrit dans la critique du capitalisme de surveillance, tel qu’analysé par Shoshana Zuboff, et dans les réflexions plus récentes sur un « glitch capitalism » où les infrastructures numériques, supposées optimiser le monde, généralisent au contraire instabilité, biais, ciblage et manipulation.
Contre-profilage
En retournant les méthodes de profilage contre ceux qui les déploient à grande échelle, Profiling the Profilers fabrique une campagne distribuée de contre-propagande et ouvre un espace critique sur les formes de pouvoir algorithmique contemporaines.
Présenté à
V2: Launch @ HASH Awards, ZKM, Karlsruhe, 2020 [DE]
BIO26, Ljubljana, 2020 [SI]
Network Effects, Oodi, Helsinki, 2019 [FI]
MUTEK-SF, San Francisco, 2019 [USA]
Institut UTINAM, CNRS, Besançon, 2018 [FR]
The New Newsroom, MU Artspace, Eindhoven, 2018 [NL]
Im Zweifel für den Zweifel, NRW-Forum, Düsseldorf, 2018 [DE]